La Bretagne, sans le folklore
Client
Le Comptoir Breton
Year
2026
Après 25 ans, Le Comptoir Breton est passé entre les mains des frères Sitbon. Une crêperie de quartier rentable, pleine d'âme — mais dont l'image ne suivait plus les ambitions. La commande : moderniser la marque en parallèle de la rénovation architecturale, et transformer une adresse de quartier en concept durable et duplicable. Sans effacer ce qui faisait revenir les gens.
Nous avons ancré l'identité dans le comptoir lui-même : le point de rencontre où se retrouvent les amoureux de la Bretagne. Un bleu océan franc, une famille de personnages illustrés au regard malicieux, et une typographie choisie pour le confort de lecture plutôt que pour la décoration. Authentique, généreux, discrètement moderne. Et sans un seul cliché breton.
Scope of Work




Des logos qui ont une âme.
La plupart des restaurants se contentent d'un nom dans une belle police. Le Comptoir Breton, lui, a un visage. Au centre, une femme en grande coiffe bretonne, dessinée d'un trait sincère : la Bretagne incarnée. Autour d'elle, toute une famille se rassemble au comptoir — et avec elle, tout ce que la maison défend : la gourmandise, la convivialité, l'amour de la Bretagne, la générosité tranquille du bon service. Des valeurs qui se ressentent plus qu'elles ne se lisent.
Le logotype assure les fonctions officielles. Les personnages, eux, font quelque chose de plus difficile : ils font sourire avant même qu'on ait lu un mot.




Ce sont les gens qui font qu'on se sent chez soi.
Les illustrations ont été la partie la plus longue du projet. C'est aussi celle qui porte le plus. Chaque personnage a été dessiné à la main, d'un seul trait continu, testé à toutes les tailles — du sous-bock à la vitrine.
Le cahier des charges était étroit : pas de cliché breton, pas de folklore, pas de cartoon. Juste des gens qu'on reconnaît. La voisine, la grand-mère, l'habitué qui n'ouvre jamais la carte. Sur les menus, les packagings et les murs, ils transforment un lieu en une scène dont on a déjà fait partie. C'est ce qui rend la marque familière avant de la rendre design.




Un feed qui sonne breton.
Instagram, c'est là que la marque parle. On lui a donc donné une voix, pas seulement un gabarit. Quatre types de posts font vivre la grille sans l'épuiser : des cartes typographiques en bleu plein portant des exclamations qui sonnent familières (Tonnerre de Brest !, Mille millions de mille mercis, etc), les personnages posés dans le blanc, des gros plans culinaires, et les macarons glissés comme des stickers — bleus, jaunes, penchés, jamais centrés.
Le logotype joue lui aussi, avec la coiffe perchée sur le O de BRETON. Couvertures de stories à la une, légendes en Zilla Slab Italic, un seul jaune chaud pour casser le bleu : le système est assez cadré pour publier en trente secondes, assez souple pour qu'aucune semaine ne ressemble à la précédente.





La récompense au fond de l'assiette.
Un filet bleu sur le bord, le logotype à midi : les codes du bistrot, rien de plus. La blague est en dessous. Au centre de l'assiette, caché par la galette jusqu'à la dernière bouchée, un personnage enfantin, telle une madeleine de Proust, lèche le fond de son bol. On ne le rencontre qu'une fois qu'on a fini. Un détail minuscule, parfaitement juste. Toute la marque s'y résume : une Bretagne simple, gourmande, malicieuse et avec le goût de l'enfance














